Nouvelles

Rio Tinto reporte encore ses investissements

blue-theme

Le 16 octobre dernier, Rio Tinto a pris la décision de reporter ses investissements dans la région du
Saguenay-Lac St-Jean, soit la phase deux de l’AP-60 à Arvida et le projet d’un centre de billettes à Alma.
Ce nouveau report pour la énième fois a de quoi inquiéter, les travailleurs, les syndicats, les élus régionaux des différents paliers gouvernementaux, la population régionale et nous les retraités quant à la volonté réelle de l’entreprise de respecter ses engagements d’investissements pris en 2007 et renouvelés à la baisse en 2018.

 

UN PETIT RAPPEL DES AVANTAGES OBTENUS :

  • Renouvellement du bail de la Péribonka jusqu’en 2058 qui permet à Rio Tinto d’autoproduire près
    de 1000 MW à des prix des plus avantageux, moins de 10$ du MW.
  • On a reconduit un contrat d’énergie signé en 1998 de 342 MW de 2023 à 2045.
  • Un nouveau contrat de 225 MW.
  • Un prêt sans intérêt de 400 millions $ remboursable dans 30 ans.
  • Des avantages fiscaux à venir de 112 millions $

 

Mais les engagements réalisés à ce jour sont minimes, seuls la construction de l’usine pilote AP-60 de 60 000 tonnes à Arvida et l’installation d’un groupe turbine alternateur d’une capacité de 225 MW à Shipshaw, très rentables pour Rio Tinto, ont été réalisés. Rien sur les investissements de 2 milliards $ revus à la baisse en 2018 et rien sur la création d’emplois à maintenir ou à créer.

Il est important de rappeler ici que les contrats d’approvsionnement en électricité contiennent une clause de renonciation de payer l’électricité (Act of God) en cas degrève ou de lockout. Cela a déjà coûté à nous les québécois plusieurs millions de dollars ,148 millions $ lors du lock-out à Alma en 2012 et plus de 400 millions $ lors du lock-out d’ABI à Bécancour en 2018-2019.( RTA est propriétaire de 25% d’ABI )

De plus, selon les termes des ententes connues et celles qu’on refuse de dévoiler, les engagements de Rio Tinto sont tellement imprécis, que l’on a raison de s’inquiéter pour notre avenir collectif; il en va de la pérennité des installations régionales.